Gaada Diwane Béchar

★Gaada Diwane Béchar★
Dans les années 70, un regroupement culturel se constitue autour de la communauté bécharienne vivant à Paris. Au départ, ce sont simplement des retrouvailles entre travailleurs, le plus souvent célibataires, pour passer du temps, et évoquer des souvenirs de jeunesse au pays. Ces rencontrent se fêtaient en soirées dans la musiques et les chants. Progressivement, cette tradition s'est développée et des travailleurs musiciens d'autres régions d'Algérie rejoignent le groupe. Les liens se renforcent, le groupe Gaâda se structure et, peu à peu, se perfectionne vers un style musical marqué : le Diwane.

A l'
origine, ce genre musical mystique était pratiqué par les descendants d'esclaves africains. Il s'est ensuite propagé dans les couches populaires des villes du Maghreb. Il est le plus souvent l'oeuvre de musiciens qui sont d'abord artisans ou ouvriers. Aujourd'hui, le Diwane, ancré dans le Sud algérien et plus particulièrement à Béchar, enrichit le patrimoine culturel maghrébin et s'est transmis au gré des migrations successives vers le nord. On le retrouve fortement conservé et cultivé à Oran, Mostaganem, Témouchent, Mohammadia, Saïda et Tiaret. Le Diwane correspond à un cérémonial fortement métissé qui a établi la jonction entre l'Afrique noire et l'Afrique blanche. Grâce à sa dimension spirituelle, il est un creuset de fraternisation entre les peuples noirs, arabes et berbères.

Gaâda,
qui veut dire assemblée, est une occasion de rencontres et de partages. Lamusique, les chants et les rythmes vont guider les participants à un retour versl'intérieur pour retrouver le cheminement vers le Hal, la plénitude. La volupté de la danse, qui s'épanouit dans la jebda, transe , est un moment de symbiose entre lesmusiciens et les participants. Le Diwane est une sorte d'opéra saharien oùdanseurs et chanteurs se donnent la réplique et exorcisent les démons sous undéluge de percussions. Tout en continuant ses investigations et en s'ouvrantà d'autres cultures, Gaâda perpétue l'état d'esprit du Diwane.

A Paris
, enbanlieue ou en province, elle offre une version adaptée et urbaine d'un répertoireenrichi par les liens établis entre diverses sonorités et différents courants musicaux.Réunir dans un même espace, le temps d'une soirée, plusieurs communautés etdifférentes générations, concilier tradition et moderni et favoriser le terrain de la compréhension mutuelle, tel est aujourd'hui l'objectif de Gaâda!!!!!!
# Posté le mercredi 28 septembre 2005 18:44
Modifié le jeudi 02 août 2007 15:47

ܤ Djamel Laroussi un MuZicien Avec un ~~Z~~ ܤ

Djamel Laroussi est guitariste, mais aussi joueur de goumbri, percussionniste et chanteur.
I
l est né et a grandi en Algérie où il a fait ses études et ses premiers pas d'artiste avant d'aller à l'Ecole de musique de Cologne, en Allemagne, d'où il sortira avec un diplôme de guitariste, spécialité jazz. Djamel Laroussi est gaucher, il tient sa guitare comme un droitier et la manie comme un chef. Il est classé parmi les 20 meilleurs guitaristes du monde.
M
ais il a aussi son « petit » succès comme auteur-compositeur et interprète. Deux albums, un Live, des concerts un peu partout dans le monde et bien d'autres activités musicales.
Djame
l Laroussi est un homme orchestre aux multiples talents: auteur, compositeur aux constructions mélodiques enlevées, chanteur, multi-instrumentiste, avec un grand penchant pour la guitare. Il fait parti de ces artistes hors-normes qui ont le don d'allier une musique populaire et des chansons « accrocheuses » à une virtuosité digne des plus grands, présentant un savoureux mélange musical qui ne connaît pas de frontières. Avec ses racines bien ancrées dans l'Afrique du Nord, il navigue au gré des « courants d'airs musicaux festifs » entre salsa, merengue, jazz, blues, reggae, ou pop, dans un style inclassable et qu'il accompagne de paroles tantôt en français, berbère et arabe. Véritable invitation à la danse, la subtile rencontre des instruments traditionnels et modernes qui nourrit et distingue ses compositions, ajoute encore un aperçu saisissant de ses talents et de l'universalité de sa musique. Certains artistes ne s'y sont pas trompés en le sollicitant, de Cheb Mami à l'ONB en passant par le jazzman Graham Haynes...

1991-1993

effect
ue des tournées internationales, en tant que guitariste avec Cheb Mami, « le Prince du Rai » algérien
En 1992
il est invité par Chet Atkins et Marcel Dadi à la „Guitarexpo“ d'Issoudun (France)

1994

sort diplômé de l'université de musique de Cologne (guitare et batterie en Jazz) avec félicitations du jury. Il rédige un mémoire sur le thème de la musique algérienne le sujet en est « Rai, le cri des jeunes Maghrébins pris entre la tradition et le monde moderne » est engagé comme guitariste par le cornettiste américain Graham Haynes pour son CD « The Griots Footsteps » paru chez Polygram Jazz (France), suivi de concerts dont le festival international de Jazz de Leverkusen (Allemagne)

1995

participe régu
lièrement depuis 1995 en tant que guitariste et percussionniste à des concerts ainsi qu'à des rituels avec la confrérie des Gnawa du Maroc. Djamel s'initie au Goumbri (guitare-tambour à trois cordes)
est invité par l'association « L'Algérie- la vie » (fondé par Khaled et Idir), au Zénith (Paris) où il présente ses compositions effectue une tournée au Brésil avec le guitariste Nelson Veras pour une série de concerts de jazz moderne en tant que bassiste, percussionniste et guitariste. Il y présente aussi ses propres compositions

1996

donne d
es concerts au Mexique, où il est invité par Radio Universidad dans le cadre de l'émission Jazz Panorama animée par Roberto Aymes
effectue des Mas
ter Classes dans différents pays: Algérie, Allemagne, Brésil, Maroc, Mexique et anime des conférences-débats sur la musique nord africaine suivies de concerts en solo
participe occasi
onnellement à des enregistrements et des concerts avec l'ONB (Orchestre National de Barbés)

1997

sortie de
son premier album: SAPOUTALY (Polygram/Polymedia/Sophisticat) dédié à sa défunte mère.
Forma
tion du groupe " DJAMEL LAROUSSI"

1998

un des tit
res de son album SAPOUTALY (le morceau DGNI MA COFFEY) a été choisi pour la compilation "New African World Beat" (POLYGRAM) rassemblant des compositions d'artistes tels que: Youssou N'Dour, Manu Di Bango, Salif Keïta
tou
rnées en Argentine, Suisse et Allemagne

1999

Djamel
a été sélectionné pour représenter l'Afrique au festival de la MUSIC UNIVERSE de Duisburg en Allemagne aux côtés de Garbage, représentant le continent américain, de Die Fantastischen Vier pour l'Europe, de Yulduz Uzmanova pour l'Asie, de Mac Mahon/Atkins pour l'Australie
un
album est paru à cette occasion, comprenant le titre "Etoile Filante"
une
tournée a lieu en Allemagne et en France

2000

fin d
écembre: sortie du single "Djilali" en Algérie

2001


« Etoile filante/ Djilali » reste n°1 au hit parade des radios algériennes pendant 6 mois

2002

Diffusion du
vidéoclip « Mazal » en Algérie.
Débu
t Mai : sortie du nouvel album « Mazal » en Algérie

2003

17 février : s
ortie de l'album « Étoile Filante » distribué par Night & Day.
24 Janvier
: concert au New Morning
Mars / Avri
l : tournée en France et en Allemagne
                 ܤ  ღ    Djamel Laroussi un MuZicien Avec un ~~Z~~   ܤ ღ
# Posté le jeudi 29 septembre 2005 16:33
Modifié le jeudi 02 août 2007 21:36

Hasna El Becharia La ~~Tina Turner Algerienne~~

Née à char dans le Sud-Ouest algérien, fille d'un des maîtres locaux du Diwan, Hasna fait ses premiers pas de chanteuse et de musicienne au début des années 70. Après des débuts à la guitare acoustique sur des airs traditionnels du Sahara et surtout du répertoire populaire des mariages, cette femme de caractère, qui pratique avec un égal bonheur le oud, le banjo, le gumbri et différentes percussions (qarqabous, bendir, derbouka), se met bientôt à la guitare électrique.
Arrie à Paris en 1999, son passage remarqué au festival "Femmes d'Algérie" au Cabaret Sauvage vaudra à Hasna el-Becharia d'enregistrer l'album Djazaïr Djohara sous la houlette de Camel Zekri. De par son jeu brut et puissant au gumbri allié à un sens du rythme étonnant, fait observer ce dernier, Hasna rappelle la musique des anciens soudanis. Pour réaliser cet enregistrement, poursuit Camel Zekri, nous avons réuni de grands musiciens d'Algérie, mais aussi du Maroc, de la Tunisie et du Niger. Ils ont apporté perfection et rigueur. Du coup l'œuvre de Hasna atteint une dimension qui dépasse de beaucoup le seul cadre de la musique algérienne."
☼Hasna El Becharia  La ~~Tina Turner Algerienne~~☼
# Posté le jeudi 29 septembre 2005 20:03
Modifié le jeudi 02 août 2007 15:42

Orchestre National De Barbés (O.N.B)

☆Orchestre National De Barbés (O.N.B)☆
Fonen 1995 par Youcef Boukella, bassiste et compositeur, l'Orchestre National de Barbès (ONB) prône une philosophie du métissage où s'entrecroise une multitude de communaus. A l'image de cette fratrie de douze musiciens pour la plupart originaires du Maghreb, la musique distillée par l'Orchestre National de Bars est un répertoire de sangss qui butine rythmiques traditionnelles et modernes, profanes et sacrées, urbaines et rurales : entre rock et trad', gnawa, raï, salsa, chââbi, reggae, alaoui ou encore jazz, l'Orchestre National de Bars a son truc pour réussir la mixture et pas une seconde il ne perdra son entrain et sa gaieté.

Groupe de scène avant tout, l'Orchestre National de Barbès puise son inspiration aux confins du raï oranais, du chaâbi algérois, des classiques Gnawas, le tout encerclé par une orchestration rock et quelques effluves jamaïcains.

En concert, le 1er album de ce big band bigaret cosmopolite a permis au groupe depuis 1997 de s'assurer une légitimi qui dépasse aujourd'hui largement le périmètre de la Goutte d'Or.
Orchestre National de Babès: affiche du Barbès Tour

"Nousfendons les couleurs de la rue et des quartiers populaires avec beaucoup d'amusement. Le groupe s'est construit tout seul grâce à la scène puisque qu'on a fait plus de 500 concerts en six ans ! Notre reconnaissance, nous la devons avant tout à notre public et pas à une campagne marketing. L'Orchestre National de Bars a toujours été un groupe autosans hiérarchie entre ses membres. Chez nous il n'y a pas de star ou dete d'affiche, chacun a sa place et amène un peu de son expérience personnelle puisque, à té, nousrons nos carrières solos respectives. Ce qui nous réunit avant tout, c'est l'amour de la musique et l'amitié puisque tous les musiciens se connaissent depuis des années et étaient amis avant la formation du groupe. Nous auto-produisons nos albums. " affirme Youssef Boukella.
Poulina, qui porte le nom de leur deuxième album mêle une fois de plus vibrations ancestrales du bled oranais, atmosphères de fêtes villageoises kabyles, tempos bédouins entêtants et déferlantes de percussions tribales. L'Orchestre National de Barbès consacrera tout l'automne 2001 à réaliser son troisième album, une troisième auto production, qui promet déjà de nous délivrer un message d'universalité.
# Posté le jeudi 29 septembre 2005 20:24
Modifié le jeudi 02 août 2007 15:44

Thalweg ~~Musique celte et berbère~~

Crée par Samy Chiboub, Hocine Boukella et Manu Le Houezec, Thalweg est né du sir d'explorer les territoires communs de la musique celte et berbère. Porté par Samy Chiboub, le batteur, ce projet a vu le jour en janvier 2000 en prenant corps au sein de l'Association l'Usine.

Fusion de musiciens "résidents" qui se sont peu à peu investis dans l'aventure, Thalweg incarne désormais des sonorités venues de la musique du Maghreb, de la musique traditionnelle et du jazz. Samy, l'initiateur, batteur à l'énergie et au talent incontesté de la musique maghrébine actuelle, a démarré l'aventure en souhaitant fusionner les musiques berbères avec celles de la Galice, de l'Irlande et de la Bretagne.

"C'est de là qu'est né le berbero-celtic, de cette envie musicale et humaine de fusion". Cette envie, partagée par le chanteur Hocine Boukella, alias Cheikh Sidi mol, alias Elho, de son nom de dessinateur de presse, est " une envie de créer un répertoire berbero-celte" qui doit résonner aussi sur une exigence : "celle de dénoncer dans nos textes ce qui se passe aujourd'hui en Algérie, et en Kabylie".

Manu Le Houezec, flûtiste, sonneur de bombarde et saxophoniste raconte qu'aux Nuits Celtiques au Stade de France " un couple dont la femme était berbère et le mari breton se disputait sur l'appartenance musicale de Thalweg " ni l'un ni l'autre, c'est thalweg" leur a-t-il répondu. Cet ex de Urban Sax et de Pigalle a été contacté par Samy pour fonder le groupe. "Ce que j'aime dans Thalweg c'est cette transposition de mélodies celtiques sur des rythmes qui ne le sont pas, sur des rythmes du Maghreb".

C'est ainsi que Mustapha Mataoui, claviériste de Cheb Mami, Kada Cherif Hadria ou encore Tan Lejos , après avoir écouté le disque, a tout de suite étéduit par cette nouvelle sonorité avec ce mélange intelligent de rythmiques maghrébines et de la mixture de mélodies celtes et berbères. "Lors d'un festival près de Guingamp, j'ai vu des bretons se mettre à danser la gavotte pendant notre concert", cet enthousiasme du public, c'est ce qui plaît à Kamel Tenfiche, membre de l'Orchestre National de Barbès, le percussionniste du groupe.