Safy Boutella l'Algerien Qui sait tout faire

₪ Safy Boutella l'Algerien Qui sait tout faire₪
Tandis que la musique algérienne s'essouffle à force d'exploiter le raï, Safy Boutella fait figure de sauveur. Il invente une musique à son image, rebelle aux normes et plurielle.
Son album Menjoun, acte de composition original et audacieux, est un bouquet coloré aux senteurs subtiles, dont l'essence est la culture arabe.

N
é le 6 Janvier 1950 à Pirmasens (R.F.A.) Etudes secondaires à Alger et Paris. Baccalauréat de Philosophie en 1970.

1965 à 1967:
- F
réquente de façon inégale le conservatoire d'Alger.

1968 à 1
970:
- Fréquente
de façon inégale le conservatoire de Paris (15ème ) .

1968
à 1973:
- Dirige
et joue comme chanteur/guitariste dans différents groupes de Rock et de Jazz à Paris .

197
3 à1975:
- Serv
ice National en Algérie à la Musique Militaire où il compose un hymne présenté au concours des Jeux Méditerranéens d'Alger (75) .

1975 à 1
979 :
- Etudes
Supérieures de musique au "Berklee College of Music" de Boston (USA), sanctionnées par un "Bachelor in Professionnal Music".

1979 à 1984 :

- De retour à
Alger, occupe le poste de chef de Section Musique, Chant et Danse à l'entreprise Sonatrach, où il s'occupe d'une école de Musique et d'une école de Danse pour les enfants des travailleurs. Dans le même temps, il compose plus d'une trentaine de musiques de film pour le cinéma, la télévision et le théâtre (cf. Filmographie Jointe).

1981
:
- Donne une sé
rie de concerts Jazz-Fusion d'inspiration maghrébine (Diffusées à la radio et à la télévision Algérienne).

1984 :
- Co-aute
ur en collaboration avec Nadia Mecheri-Saada (Ethnomusicologue) d'un rapport sur la situation musicale et chorégraphique en Algérie et devant servir pour la création d'une "Commission Nationale pour la Musique et la Danse".
- Compo
se une ½uvre commandée à l'occasion du 30ème anniversaire du déclenchement de la Révolution de Novembre. Composition contemporaine originale intitulée Actions Musicales pour une pensée majeure, interprétée par un Orchestre Symphonique, un ch½ur de 170 voix mixtes et trois troupes folkloriques du Sahara (Djanet. Tamanrasset et adrar) et qu'i1 dirige devant 25 000 spectateurs le 1er Novembre 1984. Concert/Spectacle retransmis en direct à la télévision.

1985
:
- Fait une to
urnée nationale avec son nouveau répertoire de jazz et une formation de musiciens Africains, Brésiliens, Français, Algériens.
- Compose dan
s la même année la musique de trois contes pour enfants, dits par Sadek Kebir.

1986 :
- Part
icipe au mois culturel Algérien à Paris en Février 1986 en donnant un concert au "New Morning" .
- Donne un
nouveau concert au "New Morning" en Octobre 1986.
- Participe
avec le même répertoire au Festival International de Jazz de Nancy "Nancy Jazz Pulsations".
- De retour à A
lger, donne trois concerts au Triangle, salle Ibn Zeydoun et Salle Atlas. Concerts retransmis à la RTA le 25 Décembre 1986.

1987 :
- Comp
ose la musiqua du "Salon da la Création" organisé par 1'OREF ALGER.
- La même
année i1 est co-compositeur, arrangeur, interprète et co-producteur du disque de musique Raï Kutche (Cheb Khaled, Safy Boutella)

1988 :
-
Au mois de mai, organise et anime avec le peintre Denis Martinez trente jours de Happenings musique/peinture dans une vieille maison classée du quartier de la Casbah (Alger), manifestation intitulée Expressions en un lieu.
- Comp
ose Rêve Bleu, Ballet contemporain (Production Oref-Alger) inspiré d'une légende Touareg avec la participation de la troupe folklorique de Djanet (Algérie). 3 représentations devant 30 000 spectateurs et retransmis à la RTA (TV et Radio) en Décembre 1988.

1989 :

- Comédien pri
ncipal dans Layla, ma raison, long métrage fiction da Taïeb Louichi (Tunisie)
- Tout au long
de ces années, intervient de façon active dans divers mouvements d'Intellectuels et Artistes Algériens pour l'élaboration de textes et réformes sur le statut de l'artiste.
- Visite rég
ulièrement le Grand Sud algérien (Djanet, Tamanrasset, Adrar, Timimoun), où i1 entretient des relations avec les troupes folkloriques locales dont il s'inspire et qu'i1 intègre à l'occasion de ses spectacles.
- Orga
nise et anime des séances d'écoute/débat dans différentes universités et campus.
- Membre de
puis 1988 de la ligue Algérienne des Droits de l'Homme.

1999
:
- Comédien pr
incipal dans La nuit du Crime, long métrage fiction de Nabyl Lahlou. (Maroc).

# Posté le jeudi 29 septembre 2005 21:46

Modifié le jeudi 02 août 2007 15:46

El Ferda de Béchar ~~Rythme Traditionnel extraordinaire~~

Mysticsme,sagesse,envoutement,trance,priére,beaucoup de termes dont on porra aisément qualifier la musique du groupe EL FERDA,originaire de KNADSA,une oasis située a quelques kilométres de BECHAR,les musiciens sont assis en tailleur sur un tapis,le reste est une affaire de magie spirituelle et de maitrise d'un chant séculaire traduit harmonieusement dans des compositions musicales enivrantes.

El FERDA fera un tour d'horizon de leur répertoire,marriant des sonorités Gnaoua,des Haouza de Télemcen,De çanaà algeroise de chaàbi,le chant liturgique et de MALHOUN.
Le groupe exhorte à la paix,a la priére à la sérénité,son chant se fait invocation et élévation.Aprés une absence de 20ans,le groupe s'est reconstitué en 1991,sauvant par la un patrimoine richement Maghrébin et africain.Un son qui pousse a la JEBDA et la faveurnétique.

Un
des titres de la troupe est d'ailleurs dédié a SIDI M'HAMED BEN BOUZIANE Fondateur de la ZAOUIA ou a pris racine ce genre de musique lors d'un incroyable brassage ethniquedans cette région,KNADSA,qui fut jadis la porte occidentale du grand commerce Saharien...C'est un vrai spectacle auquel EL FERDA nous convie c'est un concert d'une multitude d'instruments des plus traditionnels: Tar,Taàridja,violon,mandole,mahrez...ce dernier pouctue a chanque fois le chant et marque la particularité du son FERDA.

E
n effet,EL FERDA de béchar plait parce qu'authentique et parle a l'ame aussi bien qu'au coeur.ses mélodier autant que les textes appellent au recceillement et a l'apaisement,exortent a la Paix...
El Ferda de Béchar ~~Rythme Traditionnel extraordinaire~~

# Posté le samedi 01 octobre 2005 15:59

Modifié le jeudi 02 août 2007 15:49

♂ ♀ Karim Ziad = Chant + Batterie + Guembri + Karkabous + Banjo ♂ ♀

 ♂ ♀ Karim Ziad = Chant + Batterie + Guembri + Karkabous + Banjo ♂ ♀
Poly-instrumentiste, on le retrouve à la batterie, au guembri, aux karkabous, au banjo et bien sûr au chant, Karim Ziad a su se forger une identité musicale aux côtés des musiciens tel que Cheb Mami, Nuyen Lê ou Joe Zawinul.

La musique de Karim Ziad est évocatrice, émancipée et créatrice, elle s'apparente parfois au jazz, aux rythmes traditionnels kabyles, au Trab de l'ouest algérien, aux rythmes gnawas quand elle n'emprunte pas le cas échéant au buleria du flamenco...

Directeur artistique du festival d'Essaouira au Maroc, Karim Ziad ½uvre aussi pour les croisements, les rapprochements et les cousinages musicaux.

# Posté le samedi 01 octobre 2005 16:09

Modifié le jeudi 02 août 2007 15:50

Amirouche Ait Hammouda ~~Un vrai jeune Gnaoui~~

 ☼ Amirouche Ait Hammouda  ~~Un vrai jeune Gnaoui~~ ☼
Né en 1985 à Agadir (Maroc) il a vecu avec sa mére au Maroc " essaouira", Amirouche Ait Hammouda est d'origine Algerien berbèro (de Tizi ouzou). Il commence à jouer des crotales à 7 ans. Les descendants d'esclaves travaillant dans la maison familiale lui enseignent la musique gnaoua. Il se spécialise dans le style marsaoui et devient une figure incontournable d'Essaouira, très apprécié lors des rituels de transe, ou lilas. C'est sa maîtrise de la pratique trapeutique qui semble la plus inressante chez Amirouche Ait Hammouda . Il est aujourd'hui l'un des grands messagers de l'art Gnaoua à travers l'europe et l'afrique. Il le pratique avec rigueur et sérieux et porte en lui des réelles ambitions pour cette musique. Il a participé à plusieurs festivals internationaux et a joué notamment avec Peter Gabriel,Djamel Jurianva,Cheikh Sidi Bemol,Fethi Termit,Othman Bali, et Hamdaoui Guchikan avec lequel il enregistre en 2001 un album intitulé "Salam" ... Considéré actuellement comme l'un des plus jeune Musiciens Gnaoua en europe,maroc et en Algerie "Percussion,Gumbri,guitar,quarquabou,et dance Gnawi" Amirouche Ait Hammouda est le premier jeune Algerien qui a fait le tour du monde avec ces instruments magique.

# Posté le samedi 01 octobre 2005 16:20

Modifié le jeudi 02 août 2007 15:52

Othmane Bali ~Une perte immense~

◄  ►  Othmane Bali  ~Une perte immense~  ◄  ►
L'artiste a été retrouvé en dehors de Djanet, au c½ur du Tassili n'Ajjer, à 2000 km d'Alger. Il est resté discret jusqu'au bout.

Le
s eaux en furie, qui ont redonné vie aux rivières asséchées après des pluies torrentielles, ont emporté le véhicule de Othmane. Le réveil de l'oued Tinjatat, qui traverse Djanet, a été fatal pour un artiste qui a toujours chanté les beautés dures de la région. Région qui, selon l'APS, n'a pas vu de telles pluies depuis 41 ans. Et Othmane Bali est mort à 52 ans. Les crues ont « entraîné » poteaux, véhicules...

Ot
hmane Bali est parti sans avoir achevé son ½uvre. ½uvre immense comme son désert natal et sa culture targuie. Etudiant en médecine, il achète un luth. Cet instrument sera son compagnon de route. Il fait des recherches. Et trouve des trésors. Et il écrit des textes en tamacheq et en arabe. Et chante. D'une voix chaude. Forte et présente. Il met en place un ensemble. A sa tête, sa mère, Khadidjata. Elle est avec lui partout où il passe. Tout comme Thameur Zohra, Benomar Mokhtar, Malika Fatima, Elies Mohamed, Zehouani Yamina, Bouazza Mokhtar et Khabou Ismaïl qui assurent les ch½urs et les percussions. La musique est une affaire de famille chez les M'barek, nom d'état civil de Othmane Bali. « Je jouais du luth, mais comme je ne maîtrisais pas cet instrument, j'ai dû compter sur ce qu'on appelle l'oreille musicale », confie-t-il un jour. Au cours de ses voyages, l'artiste a rencontré l'Américano-Indien Sherokee, Steve Shehan, compositeur à l'imagination fertile, qui cherchera son inspiration dans les moiteurs des continents. Rencontre bénéfique puisque trois albums seront produits. Albums aux tonalités roots : assouf (nostalgie), assarouf (pardon) et assikel (voyage). L'enregistrement se fait dans une cuisine aménagée. Il n'aime pas trop les studios et leur univers. Il aime bien puiser dans la gamme « pentatonique » reconnaissable dans les pays du Sahel et du Maghreb. S'il adore l'« impro », Othmane Bali se forme en musique, lit des partitions et en écrit. Il dépasse les « logiques » mathématiques de la musique et en rajoute des couches. Il joue du « contemporain touareg », comme il aime à le désigner. Au point qu'il devient une curiosité pour les musicologues, dont ceux qui ont « étudié » le travail de Stevie Wonder et de Santana. Othmane Bali a même introduit, à la manière des Calypso antillais, des bidons d'huile et des jerricans d'essence. Du son, quoi ! Il est méfiant à l'égard de la télévision. « Je suis contre les clips. Je ne pourrai être d'accord que si le scénario est adapté à la chanson interprétée », nous a-t-il dit lors d'une rencontre à Djanet. Il nous a également conftoute sa peine de se sentir « oublié ». « On a toujours voulu nous folkloriser. On ressemble à la peinture rupestre et à l'acacia. Je suis marginalisé. Je pense que les médias aussi m'ont ignoré. Il n'est pas facile de réussir dans ce pays. C'est parfois l'enfer », a-t-il dit.

Dernie
r spectacle de l'artiste : mai 2005 à la salle Ibn Zeydoun, à Alger. Une invitation du Festival culturel européen ...

# Posté le samedi 01 octobre 2005 16:35

Modifié le jeudi 02 août 2007 15:54